Bienvenus sur le blog « Les Picard sur La Méduse »

Mis en avant

A l’occasion de la commémoration du deux-centième anniversaire du départ de la frégate La Méduse du port de Rochefort et de sa perte sur la côte occidentale d’Afrique, les descendants d’un passager dénommé Charles Picard se réunissent pour la première fois.
Ce Blog a pour objectif de servir de lien entre les présents ou sympathisants.
Il vous transmettra :
– Les informations pratiques ayant trait au rassemblement.
– Les connaissances dont nous disposons sur la fin de la Méduse.
– Les précisions sur la généalogie familiale que nous sommes en mesure de fournir.

Nous attendons vos réactions et vos contributions en particulier sur les énigmes qui persistent sur nos ascendants.

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Manger son prochain : jamais, parfois, souvent…

Samedi 5 mai 2018, Jean-Noël Jeanneney a dédié son émission de « Concordance des temps », sur France culture, à l’histoire du cannibalisme à travers les âges, ayant comme invité Jacques-Olivier Boudon.

Dans la minute 30 il a été fait allusion au radeau de la Méduse.

À écouter:

Conférence sur La Méduse à JONZAC

Par Claude DE ROCHER

Jeudi 15 mars, nous avons eu à JONZAC, la visite d’un conférencier, Alain MORGAT, Conservateur en chef du patrimoine aux archives départementales de Haute-Marne et ancien Conservateur du Musée de la Marine de Rochefort. C’est ainsi qu’il s’est intéressé à la Méduse et a écrit un livre « Les sources de la Méduse » très documenté à partir de certains éléments entre autres provenant de mon oncle Edmond, dont le titre est.
Ainsi nous a-t-il évoqué la préparation de l’expédition, les rôles d’équipage ainsi que des passagers, le naufrage, le radeau, la longue marche dans le désert et bien sûr les responsabilités du capitaine. Son discours étant assez long, il n’a pu l’achever comme prévu par le procès de ce dernier. Dommage.
M’étant entretenu avec ce conférencier quelques instants avant la réunion, à l’issue de celle-ci, la journaliste est venue me demander mon témoignage sur l’évènement.
Voici la relation de tout ceci :

 

« UNE FEMME À LA MER ! AVENTURES DE FEMMES NAUFRAGÉES », de MARIE-ÈVE STÉNUIT

Une femme à la mer
UNE FEMME À LA MER ! AVENTURES DE FEMMES NAUFRAGÉES
MARIE-ÈVE STÉNUIT
Éditions du Trésor, 2017
ISBN : 979-10-91534-28-4
200 pages

 

 

 

 

« Les femmes et les enfants d’abord ! » a-t-on coutume de dire. Un bel adage que les statistiques viennent allègrement contredire : les chiffres montrent même qu’en cas de naufrage, les femmes ont toujours constitué le groupe qui payait le plus lourd tribut à la mer ! Du XVIe au XIXe siècle, de l’Atlantique au Pacifique en passant par la Manche, la Méditerranée et l’océan Indien, découvrez les les aventures et mésaventures maritimes de ces figures féminines aux destinées tantôt heureuses tantôt tragiques.

Dans son ouvrage, Marie-Ève Sténuit présente huit tragédies maritimes s’échelonnant du XVIe au XIXe siècle. Il y est question des disparues de la Méduse comme de celles de l’Amphitrite, deux naufrages carrément imputables à la bêtise des hommes en poste d’autorité, comme de la bravoure d’une dame Denoyer  et de plusieurs autres face à la menace des flots.

À propos de « La Chaumière Africaine » et de l’émission « Autant en emporte l’Histoire »

Par Michel Dard

chaumière africaine manuscrite…..page 53 de la Chaumière Africaine, Charlotte écrit : « Toutes les embarcations ont quitté la Méduse et prennent le large … Un moment après nous aperçûmes une petite nacelle : c’était la yole; mon père supplie les matelots qui la conduisaient de nous recevoir à bord et de nous conduire au canot major; ils s’y refusèrent .
Mon père, armé d’un fusil jura d’immoler quiconque s’opposerait à notre embarquement: les matelots murmurant n’osèrent résister plus longtemps ».

Moment crucial pour nous car sans ce geste de Picard aucun de nous n’aurait vu le jour sur notre belle planète ! J’ai regretté qu’il ne soit pas évoqué dans l’émission de France Inter « Autant en emporte l’Histoire ».
J’ai aussi regretté la fin, un peu expéditive et inexacte du commentaire : « Après la mort de leur père les enfants retournent en France ».

Si Stéphanie Duncan avait pris soin de nous contacter elle aurait su que, sur son lit de mort, Charles Picard avait confié les restes de son infortunée famille à son jeune ami Jean Dard, premier instituteur français au Sénégal … pour s’accomplir de sa promesse et parce qu’il devait la trouver à son goût il épousa Charlotte ! La cadette de Charlotte, Caroline, épousa, elle, un botaniste bientôt célèbre, ami de Jean : Claude Richard.

Jean Dard est le grand père de mon grand père (ainsi que de mes cousins présents à Rochefort : Valentin, Castille, Lucas, Dard). Claude et Jean étaient tous deux passionnés par leur mission : pour l’un il s’agissait d’acclimater de nouvelles plantes sur le continent africain pour améliorer la nourriture (terrestre) de ces pays ou la famine sévissait; l’autre s’occupait de la nourriture intellectuelle des petits Sénégalais … avec un tel dévouement qu’il est mort à la tâche, à 34 ans. Il est l’auteur d’une grammaire et d’un dictionnaire Français–Wolof et a initié le système de l’école mutualiste : les grands enseignent aux petits.

J’aurais trouvé l’émission parfaite s’il avait été fait une allusion au charisme total de ces 2 hommes et à la fierté que la France devrait exprimer plus souvent pour ses enfants dont l’esprit d’aventure n’a souvent eu d’égal que l’abnégation et la générosité ! C’est un point de vue plus vivifiant mais aussi plus réel que les éternelles lamentations sur fond de repentance !

« La chaumière africaine » dans l’émission « Autant en emporte l’Histoire »

Par Bernard Ducros

Les descendants de Charles Picard étaient nombreux à écouter l’émission de France Inter, «Autant en emporte l’Histoire » de dimanche soir. Elle traitait de notre sujet favori, le naufrage de la Méduse. Nous étions d’autant plus attentifs que Stéphanie Duncan nous comblait en faisant référence à notre livre fétiche, « La chaumière africaine » et en faisant de Charlotte le personnage central de son émission.
J’ai recueilli des échos très favorables de personnes moins informées que nous de cette page peu glorieuse de notre histoire. Bravo, donc, pour cette œuvre de vulgarisation portant sur un évènement complexe à appréhender. S’associent, en effet, des incidences politiques dans le contexte particulier de la restauration et les contingences liées à la politique coloniale hésitant entre exploitation commerciale et développement du territoire. Le tout compliqué par la concurrence permanente et parfois armée avec l’Angleterre. S’ajoutent des considérations très techniques mais importantes pour comprendre l’incurie qui s’est achevée de façon catastrophique.
Pour nous qui avons beaucoup lu sur le sujet et parfois assuré des synthèses pour la préparation de notre rassemblement de Rochefort et dont les connaissances ont été renforcées par les conférences et contacts recueillis lors de cette manifestation, cette émission nous offre une excellente synthèse on peut même dire remarquable dans le temps imparti.
Bien qu’étant parfaitement en accord, sur les grandes lignes des informations fournies et les enseignements à tirer de cet évènement, je note,pour ma part, quelques divergences que je me permets de rapporter.
L’époque troublée en Métropole de la restauration est citée par l’historienne, avec juste raison, comme un facteur de conflit. Sur le bateau, les officiers issus des armées napoléoniennes restent acquis à l’empereur et le capitaine du navire ou le gouverneur représentent les royalistes fidèles tel le capitaine Lachaumareys ou d’occasion tel le gouverneur Schmaltz. Cette confrontation est responsable des mésententes à propos de la conduite de la navigation et aussi sur un plan national de troubles créés par la divulgation à la presse du rapport du Dr Savigny, survivant du radeau et du verdict stupéfiant au procès du capitaine Chaumareys . Par contre je ne suis pas certain que les atrocités perpétuées sur le radeau s’expliquent par cette antinomie. Les antagonistes officiers et soldats avaient les uns et les autres servis dans les armées napoléoniennes. L’explication est plutôt à rechercher dans un conflit de classe exacerbé par la peur panique liée à la précarité de leur installation et un rapport de force inégal du fait du monopole des armes était au profit des officiers et civiles.
Certains détails demanderaient des vérifications : naufrage par marée haute et non par marée basse ce qui change beaucoup les chances de revenir à flot.. Le parcours des Picard n’a pas duré des semaines mais 3 jours de mer et 4 jours dans le désert soit 11 jours depuis le naufrage. Il a été effectivement beaucoup plus long pour un groupe de naufragés ayant abordé la côte plus au nord.
Le bilan global d’une telle émission est largement positif. Elle a fait bien comprendre à un public non averti comment on peut être entraîné à des dérives atroces dans des circonstances auxquelles on n’est pas préparé.

À (ré)écouter  (cliquez sur l’image):

etude

 

Meilleurs voeux 2017

Chers cousins, proches ou lointains,

Le blog, «Méduse-Picard » n’est plus très actif. Il faut bien en convenir. Il n’a cependant pas été emporté avec la belle frégate par les vagues gigantesques qui terrorisaient Charlotte et Caroline. Il est prêt à nous unir à nouveau. La preuve en est ce message qui s’adresse à toute notre communauté familiale.

Selon la tradition ne manquons pas l’occasion de la nouvelle année pour nous retrouver par la pensée. Adressons nous des vœux réciproques de santé et de réussite dans nos activités tant professionnelles que personnelles. Nous avons tous dans un coin réservé de notre cortex cérébral à un projet ou simplement un sujet qui nous passionne. Que ces jardins secrets prospèrent et nous aident à trouver un intérêt à la vie difficile pour certains.

L’équipe du Blog Méduse Picard

Rencontre avec Micheline Meyer

Par Bernard Ducros

Yves Allard et Bernard Ducros ont été très heureux de recevoir à Gradignan Micheline Meyer, calédonienne de la branche Caroline, venue de Nouméa pour parcourir l’Europe et retrouver sa parenté. Ceux qui suivent le blog se souviennent de Catherine, notre généalogiste appréciée de tous, Micheline est sa mère.

Nous avons longuement échangé nos témoignages concordant sur la famille mais aussi écouté avec attention notre interlocutrice exprimer son point de vue sur l’avenir du « caillou » auquel nous sommes restés attachés.